Juste une date de décès ?

Publié le par Juloz

En tant que généalogiste, on cherche souvent l'acte de décès d'un de ses ancêtres plus ou moins lointain.
Après des heures et des heures de recherches dans les registres d'État Civil ou paroissiaux, on se réjouit quand enfin on trouve le fameux document, quitte à faire une petite danse de la joie, type Marsupilami ! (houba houba hop !)

Ça fera une archive supplémentaire à numériser et à classer dans un sous-dossier "Décès" de son dossier "Généalogie familiale" sur son pc.

Mais on oublie alors que tous les ancêtres qu'on retrouve ont "vécu" parmi d'autres personnes qui les aimaient et les appréciaient.
Et on en oublie presque la douleur et le chagrin que provoquent cette perte pour les membres de sa famille et ses amis... Une date de décès n'est qu'une date, après tout, et on passe à autre chose... Et puis, c'est plus ou moins loin dans le temps et cela nous est presque finalement égal.

En ce lundi 07 janvier 2019, je n'ai pas pu empêcher les larmes de couler sur mes joues quand ma famille et moi avons accompagné ma tante pour son grand départ vers l'au-delà.
Un décès brutal, mais qu'on redoutait depuis plusieurs années...

Et pour la première fois depuis que je suis généalogiste, j'ai pleuré quand j'ai enregistré les infos de ce décès sur mon logiciel de généalogie.
Une date de décès supplémentaire, certes, mais plus douloureuse à inscrire que les autres...
Et je commence à imaginer le chagrin de mon arrière grand-père lorsqu'il a appris le décès de son père en 1933, ou celui de la famille de mon ancêtre à la 6ème génération quand celui-ci est mort en 1871...

Je ne sais pas quelle sera ma réaction quand je trouverai un nouvel acte de décès dans mes futures recherches... Serai-je stoïque ou verserai-je une larme pour cet ancêtre que je n'ai jamais connu mais qui me provoquera de la peine car, finalement, lui aussi est un membre de ma famille à 100 % ?

Ma tante, elle, ne souffre plus et je suis persuadé qu'elle nous regarde depuis là-haut.
Elle veillera dorénavant sur son mari, ses enfants et petits-enfants.

Plus tard cette année, ces derniers disperseront ses cendres dans l'Atlantique, la mer qu'elle aimait tant... 

 

Publié dans Généalogie, Famille

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Christiane MENOT 10/01/2019 12:02

Oui Julien, le départ d'un être qui nous est cher est toujours difficile, douloureux, même si l'on se rassure en disant "Il/Elle ne souffre plus !" L'absence est là... Et comme tu l'écris si bien, nous enregistrons des dates d'actes mais nous ne pouvons connaître le degré de tristesse et de douleur des survivants...